Temps de lecture : environ 14 minutes

Coach confiance en soi : quand un coaching est-il vraiment utile au travail ?

À retenir en 30 secondes
  • Rechercher un coach confiance en soi est souvent le point de départ d’une question plus précise : qu’est-ce qui vous fait hésiter, céder, surpréparer, surcontrôler ou demander davantage de validation qu’avant ?
  • Un coaching peut être pertinent lorsque le problème concerne votre manière d’exercer un rôle, de décider, de prendre position ou d’apprendre d’une situation. Il ne remplace ni une compétence technique manquante, ni un mandat inexistant, ni une prise en charge de santé lorsque celle-ci est nécessaire.
  • La recherche sur le coaching en milieu professionnel rapporte des effets positifs moyens, mais elle ne permet ni de garantir un résultat individuel ni de promettre une transformation rapide de la « confiance ».
  • Chez VISSARA, la confiance n’est pas une offre autonome. Elle est travaillée dans le cadre d’un coaching de dirigeant ou d’un coaching de prise de fonction, à partir d’une situation professionnelle réelle.

Vous cherchez peut-être un coach confiance en soi parce que quelque chose a changé dans votre manière de fonctionner. Vous hésitez davantage avant une décision. Vous préparez une réunion beaucoup plus longtemps qu’avant. Vous demandez une validation supplémentaire. Vous connaissez votre position mais vous l’adoucissez dès qu’un interlocuteur important la conteste.

Le réflexe consiste alors à nommer le problème : « je manque de confiance ».

Ce mot peut être juste. Mais il est trop large pour décider, à lui seul, de l’accompagnement dont vous avez besoin.

Un coaching utile ne commence pas par « comment avoir plus confiance ? ». Il commence par « que se passe-t-il exactement lorsque votre confiance baisse ? »

Un directeur peut réellement manquer d’expérience dans son nouveau périmètre. Une dirigeante peut connaître son dossier mais avoir du mal à tenir une position face à son président. Un fondateur peut douter de chaque décision après un revers parce qu’il ne dispose plus d’aucun contrepoint interne suffisamment indépendant. Un cadre peut chercher à « travailler sur lui » alors que son niveau d’autorité reste volontairement ambigu.

Ces situations peuvent produire un ressenti proche et demander des réponses très différentes. C’est précisément ce qu’un premier travail sérieux devrait permettre de distinguer.

C’est aussi pourquoi je ne me présente pas aujourd’hui comme « coach en confiance en soi ». Mon travail est celui d’un coach de dirigeant et de prise de fonction. La confiance peut être un sujet majeur, mais elle est toujours replacée dans le rôle, les relations de pouvoir, la qualité du jugement, l’expérience et le système dans lequel la personne agit.

Le premier tri : avez-vous surtout besoin d’un coaching, d’un autre appui, ou d’une clarification du contexte ?

Plutôt que de commencer par une typologie psychologique, partez de ce qui manque pour pouvoir agir correctement.

Question à vous poserSi la réponse est ouiPiste à examiner en priorité
Me manque-t-il un savoir ou un savoir-faire identifiable ? Je ne maîtrise pas encore suffisamment le sujet ou la tâche. Formation, expert, tutorat ou mentorat avant de conclure à un problème de confiance.
Est-ce que je sais ce que je veux faire, mais pas comment le dire ou le tenir ? Le problème apparaît surtout dans la relation, le désaccord ou le rapport de pouvoir. Le coaching peut être pertinent pour préparer, tester et débriefer une autre manière d’agir.
Est-ce que mon rôle me donne réellement l’autorité nécessaire ? L’hésitation peut être rationnelle. Clarifier le mandat et les règles de décision. Le coaching peut aider à préparer cette clarification, pas créer une autorité qui n’existe pas.
Est-ce que je sais globalement faire, mais que je n’agis plus comme avant ? Un revers, une transition, une exposition nouvelle ou un doute sur votre jugement peuvent avoir modifié vos comportements. Le coaching peut aider à comprendre le mécanisme et à tester de nouveaux repères.
Le doute s’accompagne-t-il d’une souffrance importante, persistante ou envahissante ? Le problème dépasse peut-être le champ du coaching professionnel. Médecin, psychologue ou autre professionnel de santé mentale selon la situation.
Le test qui change le diagnostic

Ne demandez pas seulement « est-ce que je manque de confiance ? ». Demandez aussi : « qu’est-ce qui serait différent dans mon comportement si le problème était résolu ? » Décider sans troisième validation ? Poser une limite ? Laisser une délégation tenir ? Présenter une recommandation sans dix minutes de justification ? C’est à ce niveau que le travail devient observable.

La science du coaching : encourageante, mais moins simple que les promesses commerciales

Les recherches disponibles permettent aujourd’hui de dire que le coaching en milieu professionnel peut produire des effets positifs. Elles ne permettent pas de transformer ce constat moyen en promesse individuelle.

La méta-analyse de Cannon-Bowers et ses collègues, publiée en 2023, conclut à un effet positif global du coaching en milieu professionnel tout en soulignant les limites de la littérature : relativement peu d’études contrôlées, descriptions parfois insuffisantes des dispositifs et compréhension encore incomplète des mécanismes de changement.

Nicolau, Candel, Constantin et Kleingeld ont également analysé des essais contrôlés d’executive coaching et rapportent des effets positifs sur plusieurs résultats, notamment des comportements, l’auto-efficacité et l’atteinte d’objectifs. Les effets ne sont toutefois pas uniformes selon ce que l’on mesure.

De Haan et Nilsson ont, de leur côté, synthétisé 37 essais randomisés, représentant 39 échantillons et 2 528 participants. Ils rapportent un effet global statistiquement significatif sur les résultats de leadership et personnels examinés.

Ces méta-analyses se recoupent partiellement parce qu’elles peuvent inclure certaines des mêmes études primaires. Il ne faut donc pas les lire comme trois confirmations totalement indépendantes. Leur convergence reste néanmoins informative.

Ce que ces études autorisent à dire

Le coaching peut aider en moyenne. Elles n’autorisent pas à dire qu’un coach précis vous fera « retrouver confiance », que la même méthode convient à toutes les situations ou qu’un nombre déterminé de séances garantit un résultat.

Cette prudence est cohérente avec la recherche sur l’auto-efficacité. Judge et ses collègues ont montré que son lien avec la performance au travail existe, mais varie selon la tâche, sa complexité et d’autres caractéristiques. Croire davantage en sa capacité peut compter. Cela ne remplace ni la compétence, ni l’expérience, ni les ressources, ni un mandat suffisamment clair.

À quoi ressemble concrètement le travail pendant une séance ?

C’est le point que les descriptions générales du coaching montrent rarement. « Clarifier », « prendre du recul » ou « travailler la confiance » disent peu de ce qui se passe réellement.

Une séance utile peut commencer par une phrase très globale :

Client : « Je n’arrive plus à tenir mes décisions face à mon comité. »

Coach : « Prenons la dernière fois. Quelle décision aviez-vous prise avant d’entrer dans la salle ? »

Client : « Je voulais maintenir le lancement en octobre. »

Coach : « À quel moment votre position a-t-elle changé ? »

Client : « Quand le directeur financier a dit que le risque était irresponsable. »

Coach : « Qu’a-t-il apporté de nouveau au dossier ? »

Client : « Rien de nouveau. Mais je me suis dit que s’il le formulait comme ça, j’avais probablement raté quelque chose. »

Le sujet devient alors plus précis. Le client ne manque peut-être pas de capacité d’analyse. Il donne automatiquement plus de poids à l’assurance de l’autre qu’à ses propres critères lorsqu’un désaccord devient socialement coûteux.

La séance peut ensuite produire quelque chose de très concret : identifier les deux informations qui justifieraient réellement une révision, préparer une manière de demander le fond de l’objection, puis décider ce que le client fera si aucune donnée nouvelle n’apparaît.

Vous devriez sortir avec une hypothèse plus précise, pas seulement avec un meilleur ressenti

Par exemple : « mon problème n’est pas de ne pas savoir décider, mais de réinterpréter une objection hiérarchique comme la preuve que mon raisonnement est faible ».

Vous devriez pouvoir tester quelque chose dans le réel

Le test peut être modeste : annoncer la recommandation avant de détailler toutes les précautions, ne consulter qu’une personne définie à l’avance, ou maintenir une décision réversible jusqu’à l’apparition d’un signal de révision explicite.

La séance suivante devrait partir de ce qui s’est réellement passé

Si le test échoue, ce n’est pas une faute de coaching. C’est une information. Peut-être que le rapport de pouvoir a été sous-estimé, que la compétence était réellement insuffisante ou que le contexte ne permet pas le comportement envisagé. Le travail doit pouvoir changer d’hypothèse.

Le coaching devient utile lorsqu’il transforme une impression générale sur vous-même en une hypothèse que vous pouvez confronter au réel.

Travailler sur les croyances peut être utile, mais pas comme explication universelle

Il serait excessif d’opposer le « travail sur les croyances » à l’analyse du contexte. Certaines difficultés comportent réellement une dimension cognitive : généralisation après un échec, catastrophisation, lecture automatique d’une objection comme un jugement de valeur, conclusion du type « si je demande de l’aide, je prouve que je ne suis pas légitime ».

Les approches cognitivo-comportementales disposent d’une base empirique importante en psychologie clinique. Certains de leurs principes, comme examiner la relation entre une interprétation et les faits disponibles, peuvent aussi éclairer un travail professionnel lorsque le coach reste dans son champ de compétence.

Le problème apparaît lorsque toute difficulté est ramenée à une « croyance limitante ». Si votre N+1 reprend réellement toutes vos décisions, si les critères de réussite changent chaque semaine ou si vous ne connaissez pas le domaine que vous devez désormais arbitrer, reformuler vos pensées ne supprimera pas ces contraintes.

La position VISSARA

Oui, une interprétation peut parfois vous enfermer. Mais elle doit être examinée avec la même rigueur que le contexte. Le travail porte sur l’intérieur et sur le réel, pas sur l’un contre l’autre.

Pourquoi la relation avec le coach compte, sans devenir une nouvelle dépendance

Une méta-analyse de Graßmann, Schölmerich et Schermuly portant sur 27 échantillons et plus de 3 500 processus de coaching a trouvé une association modérée entre la qualité de l’alliance de travail et les résultats. Cette association ne prouve pas à elle seule que la relation cause les progrès, mais elle rappelle qu’un coaching ne se réduit pas à un outil.

Pour un dirigeant, la relation doit être suffisamment sûre pour évoquer une erreur, un conflit politique, un doute de légitimité ou une décision dont vous n’êtes pas fier, et suffisamment exigeante pour que le coach puisse aussi vous contredire.

Si le coaching est financé ou organisé par l’entreprise, la question de l’indépendance et de la confidentialité doit être explicite. Un coach interne peut être parfaitement compétent ; certains sujets très sensibles peuvent néanmoins être plus faciles à explorer avec un professionnel externe. Ce n’est pas une règle absolue, mais un point à vérifier avant de commencer.

Un risque à surveiller

Si vous commencez à demander au coach « vous feriez quoi à ma place ? » à chaque décision importante, le dispositif peut reproduire ce que vous vouliez réduire. Le but n’est pas d’ajouter un nouveau validateur, mais de mieux exercer votre propre responsabilité.

Quand un coaching devient particulièrement pertinent

Votre rôle vient de changer

Une promotion, un changement d’entreprise ou un périmètre élargi modifient le niveau de décision, le rapport aux anciens pairs, l’exposition et la distance avec l’expertise. Il n’est pas nécessaire d’attendre que le doute soit installé depuis six mois. Les premières semaines peuvent être un bon moment pour construire les repères du nouveau rôle, à condition que le coaching parte de situations réelles et non d’un programme générique.

Votre rôle est installé, mais un comportement de compensation se répète

Surconsulter, différer des décisions réversibles, reprendre ce qui a été délégué ou préparer excessivement peuvent être des réactions ponctuelles. Elles deviennent plus intéressantes à travailler lorsqu’elles forment un pattern et commencent à coûter du temps, de l’autonomie ou de la qualité de décision.

Vous êtes entrepreneur ou fondateur et personne ne joue réellement le rôle de contrepoint

Le problème peut être moins « je n’ai pas confiance » que « je n’ai plus de lieu suffisamment indépendant pour tester mon raisonnement ». Un associé, un board ou des investisseurs ne sont pas toujours des espaces neutres : chacun possède aussi ses intérêts. Le coaching peut alors offrir un lieu de clarification, mais il ne remplace pas l’expertise sectorielle ni un véritable dispositif de gouvernance lorsque ceux-ci manquent.

Vous connaissez votre position mais son coût relationnel vous fait céder

Le travail peut porter sur l’affirmation, la préparation du désaccord et le rapport de pouvoir. La prudence n’est pas toujours un déficit de confiance. Dans certaines cultures d’entreprise, contredire, alerter ou refuser une priorité comporte un coût objectif. Le coaching doit intégrer ce coût au lieu de le nier.

Ce qu’un coach ne devrait pas vous promettre

  • « Vous n’aurez plus de doute. » Le doute peut être une information utile. Le sujet est ce que vous en faites.
  • « Quelques séances et vous serez transformé. » La recherche ne permet pas de garantir un délai standard ni un résultat uniforme.
  • « Tout vient de vos croyances. » Certaines interprétations méritent d’être travaillées. Elles ne doivent pas servir à rendre invisibles un manque de compétence, une contrainte de pouvoir ou un problème d’organisation.
  • « Sortez de votre zone de confort. » Une exposition n’est utile que si le risque, la réversibilité et l’apprentissage attendu ont été regardés.
  • « Je sais ce que vous devriez décider. » Un coach peut challenger votre raisonnement. S’il devient systématiquement celui qui tranche à votre place, il change de rôle.

Quelques signaux d’alerte simples lors d’un premier échange : le coach promet un résultat rapide avant d’avoir compris la situation ; il explique immédiatement votre problème par une cause unique ; il parle beaucoup plus qu’il ne questionne ; il ne s’intéresse ni au mandat, ni aux contraintes, ni aux rapports de pouvoir ; il refuse d’envisager qu’une formation, un expert ou un professionnel de santé puisse être plus adapté.

Coach, mentor, consultant, formation ou psychothérapie : comment choisir ?

Votre besoin principalInterlocuteur souvent pertinentCe que vous devriez en attendre
Acquérir une compétence clairement identifiée Formation, expert ou tutorat Apports, méthodes, pratique, connaissances
Bénéficier du retour d’expérience de quelqu’un qui connaît ce métier ou ce secteur Mentor Conseils, repères, partage d’expérience
Obtenir un diagnostic et des recommandations sur un marché, une organisation ou un processus Consultant Expertise et recommandations
Travailler votre manière d’exercer un rôle ou une situation en restant celui qui décide Coach professionnel Clarification, confrontation, expérimentation et débrief
Traiter une souffrance psychique importante ou une difficulté dépassant le champ professionnel Médecin, psychologue ou psychothérapeute selon la situation Évaluation et prise en charge adaptée

La réalité n’est pas toujours aussi nette que le tableau. Un dirigeant peut travailler avec un coach tout en suivant une formation ou en consultant un expert. L’enjeu est surtout d’éviter qu’un seul dispositif prétende répondre à toutes les dimensions du problème.

Cas composite : un fondateur qui ne veut plus décider seul après un revers

Après l’échec coûteux d’un recrutement de direction, le fondateur d’une PME commence à ralentir presque toutes les décisions impliquant un engagement financier ou humain. Il demande l’avis de plusieurs proches, rappelle un ancien associé, sollicite son expert-comptable sur des sujets qui dépassent son rôle et reporte deux recrutements pourtant nécessaires.

Il dit : « Je ne me fais plus confiance. »

Le premier réflexe pourrait être de reconstruire sa confiance. En séance, le problème apparaît moins simple. Le recrutement raté avait effectivement révélé un angle mort dans son processus : il avait décidé très vite sur la base d’un sentiment de compatibilité et insuffisamment testé certains éléments du rôle. Mais son doute actuel a ensuite débordé bien au-delà de cette catégorie de décision.

Le premier test consiste à définir trois niveaux : décisions qu’il peut reprendre seul, décisions pour lesquelles il veut un contrepoint, décisions nécessitant une expertise spécifique. Il essaie ensuite de créer un petit cercle informel de personnes à consulter.

Cette première tentative fonctionne mal. Il consulte davantage, mais les avis se contredisent et le ralentissent encore. Le problème n’était donc pas seulement l’absence de regard extérieur. Il fallait aussi clarifier à quelle question chaque personne devait répondre et conserver une frontière entre conseil et décision.

Le travail évolue. Pour les recrutements de direction, il renforce son processus avec une expertise RH externe et des critères définis avant les entretiens. Pour les décisions stratégiques réversibles, il reprend davantage la main. Pour deux sujets très engageants, il sollicite son board avec des questions beaucoup plus précises.

Quelques mois plus tard, il ne dit pas « j’ai retrouvé confiance ». Il formule plutôt : « je sais mieux quand mon doute m’indique qu’il manque quelque chose et quand il me pousse juste à chercher une permission que personne ne peut vraiment me donner ».

Ce que le coaching n’a pas fait

Il n’a pas fourni l’expertise RH manquante et n’a pas supprimé l’incertitude entrepreneuriale. Il a aidé à distinguer les situations, à améliorer le dispositif de décision et à arrêter d’utiliser tous les avis comme des validations équivalentes.

Et si le bon diagnostic ne suffit pas parce que le levier est hors de votre portée ?

Un autre cas est fréquent : vous identifiez clairement que le problème vient du mandat, mais votre N+1 refuse de le clarifier. Vous demandez quelles décisions vous pouvez prendre seul et obtenez chaque fois une réponse différente.

Le coaching ne peut pas rendre l’organisation cohérente à votre place. Le travail change alors de nature : documenter les contradictions, rendre visibles les conséquences, choisir ce que vous pouvez encore sécuriser localement, déterminer ce qui doit être escaladé et, parfois, évaluer si les conditions du rôle restent acceptables.

Un diagnostic précis n’est donc pas une promesse de solution simple. Il permet au moins d’arrêter d’exiger de vous-même une confiance personnelle qui ne peut pas compenser indéfiniment un système incohérent.

Comment savoir si le coaching travaille réellement ?

Il n’existe pas de test universel validé qui permettrait de déclarer après trois séances qu’un coaching « fonctionne ». Mais vous pouvez convenir dès le départ de marqueurs observables liés à votre objectif.

Signes encourageants : vos situations deviennent plus précises au lieu de rester décrites en termes généraux ; vous testez des comportements ou des décisions entre les séances ; vous disposez de nouvelles informations sur ce qui fonctionne ou non ; vous devenez moins dépendant du coach pour interpréter chaque situation.

Signes à questionner : les séances produisent surtout un soulagement mais aucun changement observable ; les mêmes explications reviennent sans être testées ; vous avez de plus en plus besoin de raconter chaque décision au coach avant de la prendre ; les sujets de pouvoir, de gouvernance ou de compétence sont systématiquement ramenés à votre état intérieur.

Un coaching n’a pas à produire un résultat spectaculaire chaque semaine. Il devrait néanmoins permettre, sur la durée, de voir ce qui évolue dans votre manière de décider, de communiquer, de déléguer ou de tenir votre rôle. Si rien ne devient plus clair ni plus testable, la question du dispositif lui-même mérite d’être posée.

Avant de choisir un coach : ce qu’il faut pouvoir vérifier dès le premier échange

Plutôt qu’une longue liste de critères abstraits, observez cinq choses.

  1. Les questions portent-elles sur votre situation réelle ? Périmètre, décisions, mandat, relations, contraintes et conséquences, pas seulement « comment vous sentez-vous ? ».
  2. Le coach sait-il reconnaître ce qui ne relève pas du coaching ? Il doit pouvoir nommer un besoin de formation, d’expertise ou de soin sans chercher à tout conserver dans son propre cadre.
  3. Vous explique-t-il comment le travail sera relié au réel ? Une séance devrait pouvoir conduire à une observation, une conversation, une décision ou un test, pas seulement à une prise de conscience.
  4. La confidentialité et les éventuels comptes rendus sont-ils explicites ? C’est particulièrement important lorsque l’entreprise finance l’accompagnement.
  5. Pouvez-vous parler d’un sujet qui ne vous met pas en valeur ? La qualité de la relation ne se mesure pas au fait que le coach vous rassure. Elle se mesure aussi à la possibilité d’être challengé sans avoir à défendre votre image.

Avant de prendre rendez-vous : préparez une page, pas un diagnostic

Vous n’avez pas besoin de savoir si votre problème relève de la confiance, de l’estime, du rôle ou du système avant un premier échange.

Six éléments suffisent
  1. La situation : où le problème apparaît-il concrètement ?
  2. Le comportement : que faites-vous différemment lorsque le doute apparaît ?
  3. La durée : depuis combien de temps ce pattern revient-il ?
  4. Les tentatives : qu’avez-vous déjà essayé, et avec quel effet ?
  5. La contrainte : qu’est-ce qui, dans le rôle ou le contexte, ne dépend pas entièrement de vous ?
  6. Le changement attendu : qu’aimeriez-vous être capable de faire différemment dans une situation réelle ?

Ces six éléments sont plus utiles qu’une auto-étiquette. Ils permettent aussi de vérifier dès le premier échange si le coaching est réellement le bon cadre.

Comment je travaille chez VISSARA aujourd’hui

Je ne propose plus de programme autonome intitulé « coaching confiance en soi ». Deux portes d’entrée correspondent à mon activité actuelle.

Coaching de dirigeant

Vous êtes déjà installé dans votre responsabilité, mais une situation résiste : décision, délégation, rapport de pouvoir, gouvernance, surcontrôle, difficulté à tenir une position ou boucle qui revient malgré vos tentatives.

Le point de départ est alors le coaching de dirigeant.

Coaching de prise de fonction

Vous prenez une première fonction de direction, changez d’entreprise, êtes promu ou élargissez fortement votre périmètre. Le travail porte davantage sur la prise de place dans le rôle, les nouveaux repères, le mandat, les relations et la manière d’exercer une responsabilité plus large.

Le point de départ est alors le coaching de prise de fonction.

Dans les deux cas, la logique est identique : partir d’une situation suffisamment précise, séparer ce qui relève de vous de ce qui relève du rôle et du système, choisir un point de travail, tester dans le réel puis réviser à partir de ce qui se passe.

Sources et repères scientifiques

Cannon-Bowers, J. A., Bowers, C. A., Carlson, C. E., Doherty, S. L., Evans, J. & Hall, J. (2023). Méta-analyse sur le coaching en milieu professionnel, avec discussion des effets moyens et des limites méthodologiques de la littérature : Frontiers in Psychology.

Nicolau, A., Candel, O. S., Constantin, T. & Kleingeld, A. (2023). Méta-analyse d’essais contrôlés sur l’executive coaching et ses effets sur les comportements, attitudes et caractéristiques personnelles : Frontiers in Psychology.

de Haan, E. & Nilsson, V. O. (2023). Méta-analyse de 37 essais randomisés, soit 39 échantillons et 2 528 participants, sur les effets du coaching en milieu professionnel : Academy of Management Learning & Education.

Graßmann, C., Schölmerich, F. & Schermuly, C. C. (2020). Méta-analyse sur l’alliance de travail en coaching et son association avec les résultats du coaching : Human Relations.

Judge, T. A., Jackson, C. L., Shaw, J. C., Scott, B. A. & Rich, B. L. (2007). Méta-analyse sur l’auto-efficacité et la performance au travail, montrant une relation dépendante du contexte, de la complexité de la tâche et d’autres caractéristiques individuelles : Journal of Applied Psychology.

David, D., Cristea, I. & Hofmann, S. G. (2018). Synthèse sur la base empirique des thérapies cognitivo-comportementales. Cette référence concerne la psychothérapie et ne constitue pas une validation générale de l’usage des techniques cognitives en coaching : Frontiers in Psychiatry.

À lire aussi

Retour en haut